Buenos Aires

Buildings sur Puerto Madero
Buildings sur Puerto Madero

La capitale argentine est une ville surprenante. Avec ses 14 millions d’habitants et sa réputation de ville peu sûre, Buenos Aires n’inspire pas forcément confiance. En y allant, je m’attendais à débarquer dans un enfer urbain façon Mexico. Mais force est de constater que ces deux villes sont éminemment différentes et que, comparé à Mexico, Buenos Aires est un véritable havre de paix.

La faculté de droit
La faculté de droit
Jardins urbains
Jardins urbains

En arrivant à Buenos Aires, la première chose qui frappe est son immense mixité. La pauvreté extrême des bidonvilles côtoie la richesse indécente des beaux quartiers, le charme des vieilles bâtisses coloniales cohabite avec l’outrecuidance des tours  de verre. En revanche, la population y est relativement uniforme, les flux migratoires récents en Amérique du Sud se faisant essentiellement de manière interne.

Le parlement
Le parlement

Alors que Buenos Aires se trouve à des lieues de l’Europe, le mode de vie est finalement très méditerranéen. Cela vient d’une part du passé colonial du pays qui n’a acquis son indépendance qu’en 1816 et, d’autre part, d’une importante immigration italienne à la fin du XIXème siècle, comme ça a d’ailleurs été le cas dans tout le continent américain.On se croirait en Europe...

Cette influence se fait d’abord ressentir dans l’architecture. Mais cette similitude est encore plus frappante dans le mode de vie qui règne dans la ville. Les cafés et petites gargotes y sont innombrables et les argentins s’y pressent en masse, passant plus de temps à l’extérieur que cloîtrés chez eux, autant dire que ça change radicalement du Québec.

Un petit parfum de France
Un petit parfum de France

Buenos Aires est une ville qui survit sur les vestiges d’un passé flamboyant. Les différentes crises politiques et économiques ont fait de l’Argentine un pays au bord du gouffre où l’argent ne circule qu’entre les mains de certains et sûrement pas dans celles du l’Etat. En conséquence, la ville est entretenue de manière très inégale ce qui lui donne un charme fou, comme par exemple dans le vieux quartier de San Telmo qui regorge de vieilles façades décrépies bordant de superbes rues pavées.

Ici vécut Borges
Ici vécut Borges
Les rues pavées de San Telmo
Les rues pavées de San Telmo

Si l’état argentin ne développe pas à proprement parler de politique culturelle, les musées étant d’ailleurs plutôt peu nombreux à l’échelle de la ville, l’activité culturelle spontanée est débordante à Buenos Aires. Et à l’heure où d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique Nord, culture rime avec institutions voire industries, Buenos Aires nous donne une belle leçon de culture. Les concerts et spectacles sont incessants dans les rues et ce, de jour comme de nuit.

Concert improvisé à la Recoletta
Concert improvisé à la Recoletta
Un autre concert improvisé
Un autre concert improvisé

Un autre charme vient du chaos total qui règne dans le plan d’urbanisation de la ville, cela a apparemment l’air d’être une constante en Argentine. Le plan de la ville en lui-même est irréprochable. Dessiné à l’époque colonial, c’est un quadrillage quasi-parfait où les avenues sont d’une largeur époustouflante, dont la fameuse Avenue du 9 juillet, la plus large au monde. Mais c’est en terme d’harmonie architecturale que la ville bat tous les records, toute construction y côtoie son contraire.

L'avenue la plus large du monde
L'avenue la plus large du monde
La bibliothèque nationale
La bibliothèque nationale
Le planétarium
Le planétarium

Enfin, ce qui est probablement l’un des points les plus forts de Buenos Aires est son authenticité. Les touristes y sont finalement peu nombreux relativement à l’immensité de la ville et le mode de vie a ainsi su rester profondément argentin. Bien sûr certains quartiers sont bondés de touristes mais pour l’essentiel, Buenos Aires est l’opposé d’une ville-musée. C’est avant tout une ville qui se vit, comme Barcelone, sa petite soeur européenne.

Un arrière-goût de XIXème...
Un arrière-goût de XIXème...
...et un avant-goût du XXIème.
...et un avant-goût du XXIème.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *