Les deux premières chutes du Carbet

La première chute
La première chute du Carbet

Les chutes du Carbet sont probablement les plus célèbres chutes d’eau de la Guadeloupe aux côtés de la cascade aux écrevisses. Comme vous le disait Camille dans un précédent billet, elles se présentent sous la forme de trois sauts successifs le long de la rivière du Grand Carbet, au Sud de la côte au vent de la Basse-Terre.

Le Grand Carbet prend sa source dans le flanc Est de la Soufrière, à une altitude de 1400m, au cœur du Parc National de la Guadeloupe. La première chute du Carbet se situe 400m plus bas et mesure 115m de haut, c’est la plus haute des trois. La deuxième chute du Carbet se situe 300m plus bas et mesure 110m. Enfin, la troisième chute du Carbet, située à la lisière du Parc National à quelques 440m d’altitude, est bien plus modeste que ses deux aînées, avec seulement 20m de hauteur. Après ces trois sauts, le Grand Carbet se jette enfin dans la mer, légèrement au Sud de Capesterre-Belle-Eau.

La deuxième chute
Vue sur la deuxième chute du Carbet

La raison principale de la célébrité des chutes du Carbet est qu’il est possible d’observer les deux premières chutes depuis la mer, alors que toutes les autres cascades de l’île sont en général perdues dans la végétation tropicale. La légende veut d’ailleurs que lorsque Christophe Colomb débarqua en Guadeloupe en 1493, il le fit à Capesterre-Belle-Eau précisément du fait des chutes du Carbet visibles depuis la mer, lesquelles lui promettaient ainsi l’eau douce dont les marins avaient besoin. Il trouva près de l’embouchure de la rivière un village amérindien, organisé comme toujours autours de carbets (sorte de cabanes sans murs, constructions typiques de la région Caraïbe), ce qui donna le nom à cette rivière.

L’accès principal aux chutes du Carbet se fait par une petite route de montagne partant de Saint-Sauveur grimpant dans la végétation luxuriante de la Basse-Terre et le long de laquelle se trouvent de nombreux attraits touristiques sur lesquels je reviendrai une autre fois. La route amène jusqu’au parking du centre d’accueil du Parc National de la Guadeloupe, une construction en béton brut marquant bien l’époque de la fondation du Parc National, à savoir 1989.

Les deux premières chutes du Carbet
Les deux premières chutes du Carbet

Le centre d’accueil offre un panorama incroyable sur l’enchaînement des deux premières chutes du Carbet à l’Ouest et sur le Petit Cul-de-Sac marin à l’Est. A partir de ce centre démarrent plusieurs chemins de randonnée menant aux chutes du Carbet, aux chutes du Gallion ou à la Soufrière (je reviendrai plus tard sur ces autres sites).

Les deux premières chutes du Carbet
Les deux premières chutes du Carbet

La deuxième chute du Carbet se situe à quelques minutes à peine du centre d’accueil et le sentier qui y amène a été entièrement aménagé pour les personnes à mobilité réduite (courageuses). C’est donc une courte balade sans difficultés qui amène à la plus célèbre des trois chutes du Carbet. Malheureusement, un important glissement de terrain en 2009 a emporté la passerelle qui permettait de s’en approcher et un arrêté municipal interdit de s’aventurer sur les éboulis pour aller batifoler à ses pieds, il faut donc se contenter d’observer la cascade à distance (ou transgresser la loi, ce qui est bien sûr hors de question, vous me connaissez).

La deuxième chute
La deuxième chute du Carbet

Pour les plus courageux, il reste cependant possible d’attaquer l’ascension pour la première chute du Carbet, située quelques 400m plus haut. Si c’est un dénivelé raisonnable pour tout marcheur en montagne, il ne faut jamais sous-estimer la chaleur, l’humidité et la boue qui peuvent régner sur ces sentiers. Il ne s’agit donc pas d’une ascension facile, mais elle reste loin d’être insurmontable. Nous l’avons pour notre part faite au début du mois de novembre dernier (oui, j’ai pris un peu de retard dans mes posts…). Au passage, quelques guides mentionnent l’interdiction d’accéder à la première chute du Carbet depuis 2009, il n’en est rien, ou du moins l’interdiction a depuis été levée.

Vue depuis la première chute
Vue depuis la première chute du Carbet

Le sentier qui monte à la première chute est plus intéressant pour l’effort qu’il suscite que pour les paysages qu’il offre, puisqu’il s’agit pour l’essentiel d’un chemin de forêt, sans la moindre visibilité donc. Mais la végétation tropicale reste belle, alors ce n’est pas non plus désagréable. Cependant, après les deux petites heures d’ascension nécessaires pour accéder à la première chute, la récompense est de taille : la première chute tombe du haut de ses 115m, face à une superbe vue sur l’océan.

Seule petite déception : la vasque peu profonde dans laquelle tombent les eaux de la chute ne permet pas la baignade, contrairement à de nombreuses autres chutes d’eau ici. Mais bon, c’est aussi la seule cascade avec vue mer, alors on ne va pas se plaindre.

Camille, devant la première chute
Camille, devant la première chute

A partir de là, il est possible de continuer jusqu’à la Soufrière par le col de l’échelle et donc de rejoindre l’un des nombreux autres sentiers de randonnée qui amènent au volcan. Mais pour notre part, nous nous sommes contentés de reprendre la direction du parking, laissant les autres randonnées pour des sorties ultérieures.

De multiples randonnées
De multiples randonnées

Il nous reste maintenant à aller voir la troisième chute, mais il y a tellement de cascades superbes à observer en Basse-Terre, que nous n’avons pas encore pris le temps de faire celle-ci. A suivre donc !

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